La Fédération Sidération & Justice - FSJ
Nous ne créons pas une structure supplémentaire, mais un espace de convergence : là où la sidération traverse les victimes, les institutions et la société, la Fédération propose de transformer l’incompréhension en intelligence collective au service d’une justice plus lucide.
Fédération Sidération et Justice
L’idée de créer cette Fédération est née d’une conviction : certaines réalités restent encore difficilement lisibles dans les cadres actuels, non par absence de volonté, mais par insuffisance de mise en lien des savoirs et des pratiques.
Sur le terrain, les professionnels, les associations et les chercheurs œuvrent avec engagement pour accompagner et protéger les victimes. Pourtant, entre les actions menées, les connaissances produites et les attentes sociales, les passerelles demeurent encore fragiles.
C’est dans cet espace que s’est imposée une réflexion centrale : celle de la sidération comme point commun à de nombreuses situations de violence. Sidération des victimes, mais aussi parfois des institutions, des professionnels et de la société dans son ensemble.
L’objectif n’est pas de remplacer ce qui existe déjà, mais de créer un espace de dialogue entre ces réalités, sans en modifier l’ADN, afin de renforcer leur portée et leur cohérence.
Car une question traverse l’ensemble de ces engagements : comment mieux comprendre pour mieux protéger l’humain ?
La Fédération Sidération et Justice (FSJ) s’inscrit dans cette dynamique de coopération entre associations, professionnels du droit, du soin, du social et de la recherche.
Elle repose sur une conviction simple : la sidération psychique n’est pas un phénomène marginal, mais un mécanisme central dans de nombreuses situations de violences, d’emprise et de traumatismes, encore insuffisamment intégré dans les cadres d’analyse et d’action.
De cette compréhension découle une nécessité : aucune réponse isolée ne peut suffire face à des mécanismes aussi complexes.
La Fédération vise ainsi à relier les acteurs et les savoirs autour d’un enjeu commun : la reconnaissance et la compréhension de la sidération dans les parcours de violences.
Elle s’articule autour de trois axes fondamentaux :
Fédérer
Rassembler les structures engagées face aux violences psychologiques, intrafamiliales, sexuelles ou collectives, ainsi que celles qui accompagnent les effets du traumatisme et de la sidération.
Transmettre
Partager les expériences, les savoirs et les pratiques afin de renforcer la compréhension des mécanismes humains et d’améliorer les réponses apportées.
Éclairer
Soutenir la recherche pluridisciplinaire et contribuer à l’émergence d’outils de lecture et d’analyse au service des professionnels comme des personnes concernées.
Cette démarche vise à faire évoluer les pratiques, les représentations et les cadres d’action.
Non pas en opposant les acteurs, mais en créant un espace commun de compréhension.
Car derrière chaque situation de violence se joue souvent un phénomène encore trop peu reconnu : la sidération.
Et derrière sa reconnaissance, la possibilité d’une réponse plus juste, plus humaine et plus lucide.